La tempête de la crise frappe une nouvelle fois la Fédération guinéenne de football. La démission avec fracas d’Hnn a précipité la chute d’un Comité exécutif (COMEX) déjà très fragilisé par le départ de plusieurs de ses membres pour diverses raisons.
Ce départ de trop, qui a fait perdre au COMEX sa majorité, plonge une fois de plus le football guinéen dans une période d’incertitude. Une nouvelle page s’ouvre, marquant le début d’une transition que de nombreux Guinéens espèrent, peut-être naïvement, voir déboucher sur un retour à la sérénité au sein de la famille du football.
L’élection d’une nouvelle équipe dirigeante, quasi consensuelle, dynamique et visionnaire, devrait permettre de rétablir la confiance entre les différents acteurs et de redonner de l’espoir aux supporters, désabusés par la dégringolade d’un football guinéen qui ne compte plus sur les scènes africaine et mondiale.
Pour l’heure, cet espoir semble bien hypothétique.
Aucune lueur ne se profile tant que persistent les mauvaises habitudes. Les manœuvres de basse moralité et les pratiques rétrogrades font planer le risque d’un nouveau désenchantement. Malheureusement, comme c’est le cas depuis plusieurs années, ce sont toujours les mêmes acteurs, ceux qui ont longtemps pris en otage le football guinéen, qui font obstacle à l’évolution normale des choses.
Selon des informations recueillies, des démarches sont actuellement entreprises auprès des membres statutaires, à coups de fortes sommes d’argent, afin d’acheter leurs voix. Le procédé est simple : il est proposé à certains membres statutaires des montants allant de 20 à 30 millions de francs guinéens en échange d’un mandat vierge authentifié devant notaire. Ce mandat serait ensuite rempli au nom d’une autre personne dont les donateurs sont certains que celle-ci voterait en faveur de leur liste.
Il s’agit ni plus ni moins d’un achat de conscience, d’une pratique moralement et éthiquement condamnable. Les notaires qui participeraient à ces opérations sont également interpellés, car leur implication soulève de sérieuses interrogations sur le respect de la déontologie du métier .
Dans ces conditions, la compétition ne saurait être saine ni équitable. La crise ne ferait qu’être différée, avec le risque d’un retour à la case départ. D’où la nécessité d’une intervention des autorités compétentes afin de mettre un terme à ces pratiques avant qu’elles ne compromettent davantage le processus électoral.
Dans notre prochaine publication, nous donnerons plus de détails sur les auteurs et commanditaires de ces pratiques malsaines .
Mognouma





